L'immobilier au Québec fonctionne-t-il comme en France ?
05 juin 2015
Acheter & investir
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On imagine souvent que l'immobilier fonctionne partout de la même façon, surtout entre deux territoires francophones comme la France et le Québec. En réalité, les différences sont nombreuses — et les comprendre est la première étape d'un achat serein à Montréal.

Un bien « rendement » plutôt qu'un bien « pierre »

En France, on investit « dans la pierre » : un placement de long terme où la qualité de l'actif pèse lourdement sur le prix. Au Québec, en particulier pour l'immobilier locatif (les « immeubles à revenus »), c'est le rendement qui prime : la valeur se détermine à partir du retour sur investissement et de ratios de dépenses comparés aux standards de l'industrie. L'immobilier y est perçu de manière plus fonctionnelle, presque comme un bien qui possède une valeur à un instant donné.

Un marché standardisé et comparable

Le Québec s'inscrit dans l'immensité nord-américaine : matériaux, procédés et équipements y sont largement normalisés et produits à grande échelle. Résultat, un logement devient très « comparable » à un autre et son prix se rationalise à partir d'une description factuelle. Chaque propriété dispose d'ailleurs d'une évaluation municipale, réajustée tous les trois ans, qui sert de référence pour les taxes et le prix. Deux conséquences pour un nouvel arrivant : on peut situer un prix par rapport aux biens voisins, et la « qualité des matériaux » est assez peu valorisée dans le prix.

Une information ouverte et accessible

Contrairement à la France, l'information immobilière n'est pas enfermée chez le notaire ou dans le fichier d'un réseau. Historique des ventes, montant de l'hypothèque en cours, taxes annuelles : ces données sont consultables. Cette transparence démystifie le rapport à la valeur et facilite la négociation.

Un acheteur responsable de ses vérifications

En France, la loi protège l'acquéreur comme un consommateur, en imposant au vendeur une série de diagnostics. Au Québec, c'est à l'acheteur de se protéger, notamment via une inspection pré-achat à sa charge. Le vendeur remplit une « déclaration du vendeur », mais la vérification diligente incombe à l'acheteur.

Des rôles et mécanismes juridiques différents

Le courtier immobilier québécois n'a pas le même rôle que l'agent français, et le notaire non plus. On peut par exemple souscrire une « assurance titres », qui garantit l'état des titres d'une propriété à une date donnée — une fonction couverte en France par le notaire et son assurance.
Rien d'insurmontable, donc, mais il est d'autant plus important qu'en France de se faire accompagner par de bons professionnels. C'est précisément le rôle d'Un Jour Montréal : faire le pont entre les pratiques françaises et québécoises pour sécuriser chaque étape de votre projet.
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