C'est une question que se posent presque tous les acheteurs étrangers : doit-on impérativement disposer d'un compte bancaire canadien pour investir dans l'immobilier à Montréal ? La réponse dépend avant tout de votre mode de financement. Bonne nouvelle : au Québec, les démarches d'investissement restent globalement simples et accessibles.
Un achat au comptant : pas de compte local requis
Si vous réglez votre acquisition comptant, il n'est pas nécessaire d'ouvrir un compte au Canada. Les fonds, convertis en dollars canadiens, peuvent être virés directement sur le compte en fidéicommis du notaire chargé de la vente. Vous transférez ainsi votre argent à un tiers de confiance sans avoir à créer de structure bancaire locale.
Un achat financé : le compte devient indispensable
La situation change dès lors que vous souhaitez emprunter. Rappelons qu'un non-résident peut tout à fait solliciter une hypothèque au Québec, à condition de disposer d'une mise de fonds d'au moins 35 % du montant total. Plusieurs institutions financières montréalaises proposent ce type de financement.
Pour obtenir un prêt (appelé « hypothèque » au Québec), l'ouverture d'un compte local est en revanche nécessaire. La banque de votre choix analysera votre dossier et vous demandera notamment de justifier d'un bon historique bancaire.
Bien se préparer avant de se lancer
Le marché canadien présente ses propres codes et diffère sensiblement du système français. Nous vous recommandons de vous renseigner en amont sur ces spécificités afin d'aborder votre projet sereinement. Un Jour Montréal vous accompagne à chaque étape et vous oriente vers les bons interlocuteurs pour concrétiser votre investissement.